Carte de France

Carte du royaume de France durant la guerre de Cent Ans en 1365

Chercher une commune, un code postal, un lieu...
J'aime CartesFrance.fr !

Carte du royaume de France durant la guerre de Cent Ans en 1365



Recherchez un code postal, une commune, un département en France...
Et trouvez informations, cartes, plans, hôtels et hébergements, photos, météo, ... !
 


J'aime cette
carte de France !
 
 

Carte du royaume de France en 1365

Voici la carte du royaume de France en 1365 après les traités de Brétigny et de Guérande.



Traité de Brétigny-Calais et de Guérande

Après les succès des premières cheuvauchées et la bataille de Poitiers en 1356 (se soldant par la capture de Jean le Bon), Édouard III décide le 28 octobre 1359 de passer à nouveau à l'action. Débarquant à Calais, il chevauche en direction de Reims, la ville du sacre (un sacre y aurait des conséquences catastrophiques pour les Valois puisqu'il tient la vie de Jean le Bon entre ses mains). Mais le dauphin Charles a pris les devants et applique la stratégie de la terre déserte. Il a ordonné à tous les habitants des campagnes de se réfugier, avec toutes leurs provisions et matériels, dans les villes fortifiées. Édouard, traversant un pays vide, doit se contenter de ses réserves. Arrivé devant Reims, il trouve les portes fermées et fait donc le siège de la cité, dont il demande la reddition. Les échevins refusent, par fidélité au dauphin Charles. L'armée anglaise qui n'était pas équipée pour un siège est obligée de plier bagages au bout d'un mois.

Édouard est furieux, il cherche à provoquer une grande bataille avec les Français. Ceux-ci sont invisibles, mais les retardataires et les éclaireurs anglais tombent fréquemment dans des embuscades où ils sont massacrés. Finalement, Édouard arrive devant Paris, où le dauphin s'est enfermé avec la population d'Île-de-France. Malgré les provocations, le dauphin interdit à ses chevaliers de livrer bataille. Il ne veut pas renouveler la défaite de Poitiers. Au bout de douze jours, Édouard III doit quitter Paris pour rembarquer le plus vite possible car il n'a plus de vivres, la plupart de ses chevaux étant morts faute de fourrage et il a perdu un nombre non négligeable d'hommes. De plus, un raid de marins normands à Winchelsea en mars 1360 a semé la panique en Angleterre. Dans la Beauce, le reste de son armée est pris dans un violent orage qui la disloque. Cet évènement est perçu comme miraculeux et l'expression d'une volonté divine et renforce la légitimité des Valois très affaiblie par leurs échecs militaires de Crécy et Poitiers.

La chevauchée de 1359 se solde par un échec retentissant et ses conséquences psychologiques sur Édouard III sont cruciales : il prend conscience que la différence démographique et les aspirations nationales naissantes ne lui permettent pas de contrôler un territoire aussi vaste : il ne pourra jamais être roi de France. Cependant, la capture de Jean le Bon lui donne du pouvoir de négociation.

Le traité de Brétigny-Calais conclut finalement le conflit :
  • rançon de trois millions de livres pour la libération de Jean II le Bon (équivalent à la totalité des recettes du roi pendant deux ans)
  • le roi d'Angleterre obtient la souveraineté sur la Guyenne et la Gascogne, Calais et le Ponthieu, le comté de Guines, le Poitou, le Périgord, le Limousin, l'Angoumois, la Saintonge, l'Agenais, le Quercy, le Rouergue, la Bigorre et le comté de Gaure.

Le traité vise à désamorcer tous les griefs qui ont conduit au déclenchement du conflit. Édouard III renonce donc aux duchés de Normandie et de Touraine, aux comtés du Maine et d'Anjou et à la suzeraineté sur la Bretagne et la Flandre. Il renonce surtout à revendiquer la couronne de France.

La reprise de la guerre de Succession de Bretagne n'est pas très heureuse pour les Français : Charles de Blois et Bertrand Duguesclin sont défaits à Auray par le futur Jean IV de Bretagne et John Chandos. Cette bataille débouche sur le traité de Guérande qui reconnaît Jean IV comme duc de Bretagne, les Anglais gardent le contrôle de Brest et de sa région. Au total, les Anglais sont maîtres d’un bon tiers du royaume de France, et le duché de Bretagne est contrôlé par un de leurs alliés (Jean IV épouse une sœur puis une belle-fille du Prince noir). Mais Charles V est un bon tacticien : la paix obtenue permet de redonner au futur roi les capacités de reconquérir les territoires cédés.



Légende de la carte

1365: La France après les traités de Brétigny et de Guérande.
  •      Territoires contrôlés par Édouard III
  •      Territoires cédés par la France à l'Angleterre par le traité de Brétigny
  •      Territoire du duché de Bretagne, allié aux Anglais

Voir les autres cartes

Publicité





Imprimer

Carte du royaume de France durant la guerre de Cent Ans en 1365
carte france guerre cent ans 1365
  Carte du royaume de France en 1365 Auteur: Cyberprout CC-by-sa-3.0 [source]


Revenir aux menus : 










Rejoignez l'actualité Carte de France sur Facebook et Google+ :


 






Carte de France | Region | Departement | Ville | Hotel | Partenaires | Mentions légales | Contact