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Risque nucléaire en France en 2013

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Carte du risque nucléaire en 2013

La France est le premier pays au monde en nombre de réacteurs nucléaires en exploitation par habitant : 58 réacteurs pour 64 millions de Français, en 2008. Ces réacteurs sont implantés au sein de 19 centrales nucléaires réparties dans l’Hexagone. Ensemble, elles produisent près de 80% de l’électricité totale produite par la France. Pour s’assurer de leur fonctionnement dans des conditions optimales de sûreté, l’Etat a chargé un organisme public indépendant, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de contrôler leur sûreté.

D'après l'Autorité de Sûreté Nucléaire: "Le risque d’un accident nucléaire grave est maintenu à un très faible niveau de probabilité. Toutefois, ce risque ne doit pas être écarté".

Bien que très peu probables, ces risques peuvent être de différentes nature: séismes, inondations, canicule, sécheresse, rupture de barrage... Si un accident nucléaire grave survenait dans une centrale nucléaire en France, seriez-vous dans une zone d'exclusion ? Devrez-vous évacuer votre habitation ? En traçant des zones d'exclusion de différentes tailles autour des centrales nucléaires en France, la carte du risque nucléaire ci-dessous essaie de répondre à cette question.


Une version téléchargeable de cette carte en TRES GRAND FORMAT est disponible ici: Téléchargez la carte de France du risque nucléaire en grand format

Une carte du risque nucléaire étendu en fonction de la zone de contamination de Tchernobyl est disponible ici: Téléchargez la carte du risque nucléaire étendu en fonction de la zone de contamination de Tchernobyl



L'Autorité de Sûreté Nucléaire

Pour s’assurer du fonctionnement des centrales nucléaires dans des conditions optimales de sûreté, l’Etat a chargé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de contrôler leur sûreté. Historiquement, le contrôle de l'ASN visait à s’assurer de la conformité technique des installations et des activités. Mais son champ d’action s’est élargi. Aujourd’hui, le contrôle englobe également les facteurs organisationnels et humains : il prend en compte les comportements individuels et collectifs et le management, par exemple. Il prend également en compte les aspects environnementaux ainsi que la radioprotection des travailleurs.

Les événements significatifs doivent être rendus publiques :
En plus des éléments recueillis lors de ses inspections, l’ASN dispose de données fournies par l’exploitant conformément à la procédure réglementaire de déclaration des événements significatifs. EDF est tenu de déclarer à l’ASN tout événement significatif qui surviendrait au sein de ses installations nucléaires. Ainsi l’ASN peut vérifier qu’EDF a analysé les problèmes de manière pertinente et que les mesures ont été prises pour corriger la situation et éviter que l’événement ne se reproduise. En 2012, le nombre d’événements significatifs survenus dans les centrales nucléaires d’EDF et déclarés par l'exploitant s’est établi à 712. EDF a déclaré par ailleurs, en 2012, 114 événements significatifs au titre de la radioprotection et 93 au titre de la protection de l'environnement (qui ne concernent ni la sûreté nucléaire ni la radioprotection). Le nombre d'événements significatifs pour la sûreté (ESS) déclarés a augmenté d'environ 10% par rapport à 2011, tout en restant à un niveau globalement comparable aux années précédentes.
En savoir plus sur l'ASN: www.asn.fr

Les risques possibles :
La sûreté des centrales nucléaires doit être garantie en toutes circonstances, même lorsque les conditions naturelles se dégradent. L'ASN évalue donc ces risques par exemple, les agressions naturelles: Séismes, Inondations, Canicule et sécheresse. Le zonage sismique du territoire français ayant changé en 2010, l'Autorité de Sûreté Nucléaire, est notamment attentif à cette évolution.
En savoir plus sur les risques naturels ici.



Nouvelle carte du zonage sismique

Le décret publié au JO du 24 octobre 2010, redéfinit le zonage sismique du territoire français, en prenant en compte l'amélioration des connaissances en la matière, notamment en adoptant une approche probabiliste et non plus statistique pour définir les zones à risques. Les communes françaises (et non plus les cantons) se répartissent désormais selon l'aléa, à travers tout le territoire national, en cinq zones de sismicité croissante allant de "très faible" à "forte".

Voici la nouvelle carte du risque sismique en France métropolitaine ainsi que dans les DOM-TOM (cliquez sur la carte pour zoomer sur une région):
carte risque sismique

Ce changement de zonage n'est pas anodin. Jusqu'alors, il n'y avait "que" 5000 communes, en France, qui se trouvaient dans des zones sismiques. Désormais, il y en a 20 000 sur 36 600, soit quatre fois plus. La carte sismique française change donc radicalement de physionomie et l'Autorité de Sûreté Nucléaire, est attentif à cette évolution. En effet avec cette nouvelle carte au moins cinq centrales nucléaires se situent maintenant, en France, dans des zones sismiques sensibles. Jusqu'alors on ne parlait surtout que du site de Fessenheim. Il s'agit maintenant d'ajouter les centrales de Bugey, Saint-Alban, Cruas et Tricastin.



Zone d'exclusion

Suite à un accident nucléaire grave, une zone d'exclusion est définie généralement dans l'ugrence. Les habitants sont évacués, les biens dans cette zone sont perdus car contaminés et toute activité humaine est interdite pendant des décennies, voire des siècles. D'autres zones plus larges peuvent être définies dans lesquelles la présence humaine est déconseillée car potentiellement contaminées.

À la suite de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986, une zone d'exclusion de 30 km est mise en place autour de la centrale, à cheval entre les territoires ukrainiens et bielorusse. Pripiat, tout comme les villages proches de Novochepelytchi, Kotcharivka et Kopatchi, sont évacuées en urgence et restent encore aujourd'hui délaissés de quasiment toute activité humaine. Ces zones ne seront pas habitables avant plusieurs siècles. Les scientifiques estiment que les éléments radioactifs les plus dangereux devraient atteindre leur demi-vie dans 900 ans et qu'il faudrait théoriquement 48 000 ans pour que le reste de la radiation s'épuise. Pripiat est aujourd'hui une ville abandonnée et reste un témoignage de la fin de l'ère soviétique. À ce titre la ville est souvent comparée à Pompéi.

La carte ci-dessous indique l'état de la contamination autour de Tchernobyl au césium 137 en 1996 sur la Biélorussie, la Russie et l'Ukraine. Des zones entières sont interdites jusqu'à 250 km de Tchernobyl:

contamination tchernobyl

La carte ci-dessous indique l'état de la contamination autour de Fukushima 1 an après l'accident. Lors de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima (11 mars 2011), le gouvernement japonais a défini une zone d'exclusion de 20 km qui a ensuite été étendue a des zones situées entre 20 et 30km. Le gouvernement US a recommandé à ses ressortissants d'évacuer une zone de 80 km autour de la centrale.

contamination fukushima


Suite à ces observations, on voit que la distance géographique n’est pas un indicateur parfait de l’exposition au risque. Pour Tchernobyl l'est de la Biélorussie à surtout été touchée suite à des précipitations dans cette zone. Le risque dépend donc de nombreux autres facteurs, comme la météo, les précipitations, la topographie... Ainsi, une ville située à plus de 100 km d’un site nucléaire, dans le sens du vent et dans une région pluvieuse, est probablement plus exposée qu’une autre située beaucoup plus près de la même installation mais abritée par le relief ou les vents dominants. Si la direction des vents ne varie pas pendant les rejets, certains profils de contamination peuvent s’étendre sur une centaine de kilomètres d’un côté du site accidenté, sans toucher du tout l’autre côté. L’impossibilité de connaître précisément l’évolution de la météo et les dépôts lors d’un accident peut conduire à évacuer en urgence une zone circulaire, comme ce fut le cas à Tchernobyl et à Fukushima.

Vu qu'il est difficile de connaître suite à un incident l’évolution des zones à risques, nous avons réalisés une carte avec des zones circulaires de différentes tailles autour de chaque centrale correspondant aux limites observées à Tchernobyl et Fukushima. La première zone correspond à la zone d'exclusion de 30 km mise en place autour de Tchernobyl et de Fukushima. La seconde correspond à la zone que le gouvernement US a recommandé d'évacuer à Fukushima. La troisième correspond à la limite maximale de la zone de contamination de Fukushima. Nous avons aussi réalisé une carte avec la limite maximale de la zone de contamination de Tchernobyl ici.


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